Une étude de l’Université de Genève met en évidence l’intérêt de la musique dans les troubles du sommeil et plus spécifiquement, les cauchemars à caractère pathologique

Des chercheurs de l’Université de Genève viennent de mettre en évidence la capacité de la musique à diminuer la fréquence des cauchemars.
Dans le cadre de cette étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Current Biology, les chercheurs ont associé à la « thérapie par répétition d’imagerie mentale » (IRT) une méthode dite de « réactivation de mémoire ciblée » (Targeted Memory Reactivation). Concrètement, il s’agit d’envoyer des stimuli précis au cerveau de la personne endormie afin de réactiver certains souvenirs positifs. Le stimulus concerné ici est un accord de piano majeur joué toutes les 10 secondes. La moitié des 36 patients sélectionnés a bénéficié de cette « double thérapie » tandis que l’autre moitié a bénéficié uniquement de la « thérapie par répétition d’imagerie mentale » (IRT) classique.
Si la fréquence des cauchemars a diminué dans les deux groupes, cette diminution est plus importante dans le groupe ayant bénéficié du stimulus sonore, qui a par ailleurs permis d’augmenter le nombre de rêves positifs.
Les chercheurs entendent désormais se concentrer sur les cauchemars en lien avec un stress post-traumatique.

Lire le communiqué de presse de l’Université de Genève

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Relation entre musique et conscience

Un article de David Pouliquen, publié dans Antropologia e Teatro. Rivista di studi, Numero Speciale 2019, pose la question de la relation entre musique et conscience, de l’infuence de la musique et, par extension, de l’environnement sonore sur le vivant.
Pour y répondre, l’auteur s’appuie sur plusieurs articles et études scientifiques.

Extrait : « Autant l’acoustcien saura déterminer précisément la fréquence de résonance d’un matériau et, par voie de conséquence, présentera l’impact d’un son spécifique sur un objet matériel donné dans le monde sensible, autant le musicologue et, plus simplement, un récepteur humain ne sauront identifier avec exactitude, au niveau physiologique, l’effet que produit un stimulus musical défini sur leur propre corps, ou sur un tout autre organisme vivant. »

David Pouliquen clôture son texte, sur l’utilisation possible du son et de la musique à des fins médicales…

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Portrait de David Pouliquen dans Ouest France, 17 octobre 2019

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