Revue canadienne de musicothérapie : Edition 2021

La dernière édition de la Revue canadienne de musicothérapie est disponible en téléchargement ci-dessous.

Elle se compose de :
– Entrevue avec le Dr Colin Andrew Lee
– un document de réflexion : Reconsidering the Dominant Narratives of the Music Therapy Profession for the Future
– Expériences de musicothérapeutes travaillant à court terme avec des groupes d’adolescents en santé Mentale
– une revue de la littérature autour du thème : « Can Music Improve Sleep Quality ? »
– un article sur un nouvel institut pour promouvoir et soutenir la musicothérapie
– Une critique du documentaire d’Isabelle Raynauld (réalisatrice) : De la musique pour le cerveau
– une critique du livre Guide musique, adolescence et bien être
– une critique du livre Compétences verbales de base pour musicothérapeutes

Musique et Maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, l’Est Républicain et Pourquoi Docteur ont, tous trois, publié un récent article sur l’intérêt de la musique dans la maladie d’Alzheimer.

Stimulation de la mémoire, maintien des capacités de communication, réduction de l’anxiété, amélioration du syndrome dépressif ou encore maintien de l’autonomie, les effets positifs observés et démontrés sont nombreux.

Vosges Matin évoque notamment une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Helsinki, qui a permis de distinguer deux types d’accompagnement à privilégier selon le stade de la maladie. Ainsi, le chant permet de stimuler la mémoire au stade précoce tandis que l’écoute musicale est préférable à un stade plus avancé.

Chacun des articles s’appuyant sur les bénéfices de la musique pour la personne atteinte d’Alzheimer, évoque la musicothérapie dans l’accompagnement des malades.

L’Est Républicain cite ainsi la reprise récente des ateliers de musicothérapie au sein de France Alzheimer 55.

Pourquoi Docteur met, pour sa part, à l’honneur la dimension neuroscientifique en s’appuyant sur une nouvelle étude menée par des scientifiques de l’université de Toronto, dont Michael Thaut. Cette étude suggère qu’écouter ses chansons préférées améliore la fonction cérébrale et la mémoire des patients atteints d’Alzheimer et de troubles cognitifs légers. Des changements s’opèrent alors dans les voies neuronales du cerveau.

Lire les articles :
Pourquoi Docteur, Alzheimer : écouter ses chansons favorites retarde le déclin cognitif

L’Est Républicain, La musique pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, Alzheimer : les effets positifs de la musique

Petite synthèse des effets de l’écoute musicale

Dans cet article, Manon Lacroix passe en revue quelques-uns des bienfaits de l’écoute musicale, qui agit notamment sur le système de récompense du cerveau humain. Réduction du stress, de l’anxiété, de la douleur, stimulation de la mémoire et des fonctions cognitives ou encore soutien dans l’effort sportif, l’écoute musicale en elle-même présente des effets positifs. Différentes études sont d’ailleurs citées pour illustrer le propos de l’auteur, qui évoque aussi en quelques mots la musicothérapie pour améliorer l’état d’être de patients en souffrance.

Lire l’article complet

La musicothérapie, le musicothérapeute, le parcours de soins et les objectifs thérapeutiques

Dans un article récent, Le Télégramme propose de remettre en perspective ce qu’est la musicothérapie, à savoir une pratique qui s’inscrit dans un parcours de soins et qui implique, d’une part un musicothérapeute formé et, d’autre part, un ou des patients présentant une souffrance psychique ou une pathologie, altérant la relation à l’autre. Entre eux, il y a la musique et plus largement le sonore, utilisés pour ouvrir de nouveaux canaux de communication.

Cette mise au point salutaire faite, l’article évoque les effets de la musique sur le cerveau et les fonctions cognitives des patients. Sont notamment proposées quelques perspectives avec les patients atteints d’autisme ou encore de la maladie d’Alzheimer ainsi qu’avec les personnes cérébro-lésées.

Lire l’article complet du Télégramme

Etude sur l’analgésie induite par la musique

Mathilde Cabon ; Anais Le Fur-Bonnabesse ; Steeve Genestet ; Bertrand Quinio ; Laurent Misery ; Alain Woda ; Céline Bodéré, Impact of Music on First Pain and Temporal Summation of Second Pain : A Psychophysical Pilot Study, in Music Perception (2021) 38 (3): 267–281

Plusieurs études cliniques et expérimentales ont d’ores et déjà montré la capacité de la détente psychomusicale à apaiser la douleur. Cette analgésie induite par la musique pourrait s’expliquer en partie par la modulation des signaux de douleur. Cet article étudie l’hypothèse que ce phénomène implique les systèmes inhibiteurs descendants de la douleur.

Lire l’article en anglais

Thèse Neurosciences / Université de Genève : Effet de la musicothérapie sur le développement cérébral des bébés prématurés

ALVES SA DE ALMEIDA, Joana Rita. Early structural connectivity in preterm infants’
brain and how music might shape it
. Thèse de doctorat : Univ. Genève et Lausanne, 2020,
no. Neur. 283

Eléments de l’abstract : Cette thèse cherche à évaluer les effets de la musicothérapie sur le développement structurel cérébral des enfants nés grands prématurés.
L’auteur arrive à la conclusion que l’intervention musicale postnatale précoce a conduit à une amélioration de la maturité microstructurelle d’autant plus importante qu’elle survient dans des régions présentant une altération due à la naissance prématurée et qui sont connues pour être impliquées dans l’audition, la cognition et le traitement des émotions.
Ainsi, la musicothérapie permettrait, de manière non invasive, d’améliorer le développement cérébral des nourrissons prématurés. L’effet observé « sur le circuit orbitofrontal-temporopolaire, pourrait aider à atténuer les déficits socioémotionnels fréquemment observés dans cette population et à prévenir la perte de potentiel et les troubles neuro-développementaux associées à la prématurité ».

Webinaire : La musique comme thérapie

Un webinaire dédié à « la musique comme thérapie » est organisé le jeudi 14 janvier 2021, à 18h

Il fera intervenir :

  • Hervé Platel, professeur de Neuropsychologie à l’Université de Caen (Unité Inserm U1077).
  • Jacques Touchon, Professeur Emérite à l’Université de Montpellier, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine et membre de l’unité INSERM U 1061 « Neuropsychiatrie: recherche épidémiologique et clinique »
  • Stéphane Guétin, fondateur et président de la société Music Care

Au programme :

  • 18h00 : Introduction
  • 18h05 : Comment la musique agit sur le cerveau ?  – Pr Hervé Platel
  • 18h20 : MUSIC CARE, comment ça marche ? – Dr Stéphane Guétin
  • 18h35 : Vers une prescription de musique ? – Pr Jacques Touchon
  • 18h50 : Questions/réponses

Renseignements et inscriptions

L’intérêt de la musicothérapie : à travers l’histoire, les neurosciences, les objectifs thérapeutiques, les publics…

La journaliste santé Marie Desange propose, ce mois-ci, sur Presse Santé un article consacré à la musicothérapie, accompagné de ressources documentaires complémentaires.

Après avoir défini ce qu’est la musicothérapie, elle aborde brièvement la façon dont la musique va agir sur le cerveau humain, avant de revenir sur l’histoire de la musicothérapie.

Ensuite, Marie Desange s’attarde sur l’intérêt du non-verbal dans la musicothérapie, par rapport à d’autres types de thérapies, abordant aussi un prolongement des bienfaits dans différents aspects du quotidien du patient.

L’article rappelle ensuite différents objectifs thérapeutiques avant d’en détailler certains tels que réduire l’anxiété, réduire les symptômes de la dépression. Enfin, l’auteur achève sa démonstration sur un paragraphe consacré aux vertus de la musique dans l’accompagnement des enfants.

Lire l’article de Presse Santé, 8/11

Musique et cerveau : « La symphonie neuronale » par Emmanuel Bigand

Chercheur en neurosciences cognitives à l’Université de Bourgogne, Emmanuel Bigand vient de publier, avec la neuroscientifique Barbara Tillman : « La symphonie neuronale – Pourquoi la musique est indispensable au cerveau ». Dans une interview sur France Musique, Emmanuel Bigand évoque d’abord le parcours qui l’a amené à s’intéresser aux effets de la pratique et de l’écoute musicale sur le cerveau.

Expliquant que les découvertes liées au développement de la neuro-imagerie ont permis de montrer que « la musique a vraiment une importance dans l’évolution de l’humanité, qui va au-delà d’une activité de culture ou de loisirs », le chercheur évoque aussi les perspectives de prise en charge de maladies neuronales, pour lesquelles la musique offrirait un accès aux zones atteintes, citant notamment l’exemple d’Alzheimer.

Il détaille ensuite ce qu’il entend par « symphonie neuronale » en développant différents exemples de la façon dont la musique parvient à activer des zones du cerveau très dispersées et comment elle favorise la neuro-plasticité, avec un impact sur des activités qui ne sont pas musicales.

Evoquant les différents âges de la vie, Emmanuel Bigand explique que la musique joue un rôle dans l’attachement de l’enfant dès la naissance et qu’elle a tout autant d’impact sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé, pour conserver une relation autrui. Enfin, l’interview s’achève sur les applications cliniques des recherches sur les effets de la musique.

Lire l’entretien sur France Musique, 2/10/2020

Quand le Docteur Jimmy Mohamed évoque les bienfaits de la musicothérapie sur Europe 1

Dans l’émission Sans Rendez-vous sur Europe 1, le Docteur Jimmy Mohamed a récemment abordé les effets de la musicothérapie.  Après en avoir rapidement défini les principes, il évoque, en s’appuyant sur le récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, les effets de la musicothérapie sur l’anxiété, la douleur, la pression artérielle ou encore pour diminuer les effets secondaires des chimiothérapies, améliorer la motricité dans les cas de maladie de Parkinson ou d’AVC etc…

Après quoi, le Docteur Jimmy Mohamed explique brièvement comment la musicothérapie agit : en stimulant la mémoire, les émotions… De même, en écoutant de la musique, le cerveau va sécréter de la dopamine et des endorphines.