Une étude de l’Université de Genève met en évidence l’intérêt de la musique dans les troubles du sommeil et plus spécifiquement, les cauchemars à caractère pathologique

Des chercheurs de l’Université de Genève viennent de mettre en évidence la capacité de la musique à diminuer la fréquence des cauchemars.
Dans le cadre de cette étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Current Biology, les chercheurs ont associé à la « thérapie par répétition d’imagerie mentale » (IRT) une méthode dite de « réactivation de mémoire ciblée » (Targeted Memory Reactivation). Concrètement, il s’agit d’envoyer des stimuli précis au cerveau de la personne endormie afin de réactiver certains souvenirs positifs. Le stimulus concerné ici est un accord de piano majeur joué toutes les 10 secondes. La moitié des 36 patients sélectionnés a bénéficié de cette « double thérapie » tandis que l’autre moitié a bénéficié uniquement de la « thérapie par répétition d’imagerie mentale » (IRT) classique.
Si la fréquence des cauchemars a diminué dans les deux groupes, cette diminution est plus importante dans le groupe ayant bénéficié du stimulus sonore, qui a par ailleurs permis d’augmenter le nombre de rêves positifs.
Les chercheurs entendent désormais se concentrer sur les cauchemars en lien avec un stress post-traumatique.

Lire le communiqué de presse de l’Université de Genève

Lire l’article de La Dépêche

Au Royaume-Uni, un partenariat pour la réadaptation post-AVC par la musique

L’Orchestre philarmonique Royal de Londres a élaboré, en partenariat avec le Hull and East Riding Community Stroke Service, un programme de réadaptation après un accident vasculaire cérébral, baptisé STROKESTRA.
Le programme porte sur tous les handicaps en lien avec l’AVC, qu’ils soient physiques, cognitifs, émotionnels ou communicationnels. Les dimensions de préhension et de mobilité, de communication et de confiance en soi sont ainsi explorées.

Lire l’article de Medscape, 28/10

Le rôle des circuits corticothalamiques dans l’analgésie induite par le son chez la souris

Des équipes de recherche chinoise et américaine ont montré comment, chez la souris, le son (ce qui inclut la musique et le bruit) pouvait avoir un effet analgésique ainsi que le rôle du système auditif dans le traitement de la douleur.
Cette étude, évoquée récemment par le journal Le Point, a été publiée dans la revue Science.

Lire, acheter l’article dans Science

Lire l’article du Point

Une nouvelle étude met en évidence l’intérêt de la musicothérapie pour améliorer la connectivité cérébrale chez les patients atteints d’Alzheimer

Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, la musicothérapie est notamment utilisée pour réduire l’anxiété et l’agitation, mais aussi et surtout, pour stimuler la mémoire.
Une récente étude menée par des chercheurs du laboratoire d’imagerie musicale et de dynamique neuronale de l’Université Northeastern montre une amélioration de la connectivité dans le cerveau, entre entre le système auditif et le système de récompense.
L’étude a porté sur 8 semaines avec des séances quotidiennes d’une heure.
A l’issue du programme, l’imagerie cérébrale a permis de mettre en évidence une amélioration très significative de la connectivité cérébrale, et ce, d’autant plus lorsque c’est le patient qui choisit la musique.

Lire l’article de Version Femina, 25/07

Lire les résultats de l’étude (en anglais)

musicothérapie et connectivité cérébrale / musique et cerveau

THESE / CANADA : Les pratiques alternatives, dont la musicothérapie, pour créer du lien avec des personnes âgées souffrant de troubles neurocognitifs

Grégory Ardiet, Créer des liens avec des personnes âgées ayant des troubles neurocognitifs en CHSLD : les savoir-faire des praticiennes alternatives, Thèse de Doctorat en Travail Social, Université du Québec, Montréal, Mars 2022

Cette recherche exploratoire s’intéresse aux savoir-faire créateurs de liens auprès de personnes âgées (PA) ayant des troubles neurocognitifs avancés au sein des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), mobilisés par des intervenants aux pratiques alternatives créatives, artistiques et sensorielles, parmi lesquels figurent les musicothérapeutes.

Lire la thèse complète

Certains neurones répondent spécifiquement au chant

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) vient de publier une étude, dans la revue Current Biology, ayant permis d’identifier une population de neurones situés dans le cortex auditif du lobe temporal, qui semblent répondre à la combinaison spécifique de la voix et de la musique, mais pas à la parole régulière ou à la musique instrumentale. En d’autres termes, ces neurones répondent au chant.

Lire le communiqué du MIT

Lire l’article complet de Trust My Science, 24/02

Revue canadienne de musicothérapie : Edition 2021

La dernière édition de la Revue canadienne de musicothérapie est disponible en téléchargement ci-dessous.

Elle se compose de :
– Entrevue avec le Dr Colin Andrew Lee
– un document de réflexion : Reconsidering the Dominant Narratives of the Music Therapy Profession for the Future
– Expériences de musicothérapeutes travaillant à court terme avec des groupes d’adolescents en santé Mentale
– une revue de la littérature autour du thème : « Can Music Improve Sleep Quality ? »
– un article sur un nouvel institut pour promouvoir et soutenir la musicothérapie
– Une critique du documentaire d’Isabelle Raynauld (réalisatrice) : De la musique pour le cerveau
– une critique du livre Guide musique, adolescence et bien être
– une critique du livre Compétences verbales de base pour musicothérapeutes

Musique et Maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, l’Est Républicain et Pourquoi Docteur ont, tous trois, publié un récent article sur l’intérêt de la musique dans la maladie d’Alzheimer.

Stimulation de la mémoire, maintien des capacités de communication, réduction de l’anxiété, amélioration du syndrome dépressif ou encore maintien de l’autonomie, les effets positifs observés et démontrés sont nombreux.

Vosges Matin évoque notamment une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Helsinki, qui a permis de distinguer deux types d’accompagnement à privilégier selon le stade de la maladie. Ainsi, le chant permet de stimuler la mémoire au stade précoce tandis que l’écoute musicale est préférable à un stade plus avancé.

Chacun des articles s’appuyant sur les bénéfices de la musique pour la personne atteinte d’Alzheimer, évoque la musicothérapie dans l’accompagnement des malades.

L’Est Républicain cite ainsi la reprise récente des ateliers de musicothérapie au sein de France Alzheimer 55.

Pourquoi Docteur met, pour sa part, à l’honneur la dimension neuroscientifique en s’appuyant sur une nouvelle étude menée par des scientifiques de l’université de Toronto, dont Michael Thaut. Cette étude suggère qu’écouter ses chansons préférées améliore la fonction cérébrale et la mémoire des patients atteints d’Alzheimer et de troubles cognitifs légers. Des changements s’opèrent alors dans les voies neuronales du cerveau.

Lire les articles :
Pourquoi Docteur, Alzheimer : écouter ses chansons favorites retarde le déclin cognitif

L’Est Républicain, La musique pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, Alzheimer : les effets positifs de la musique

Petite synthèse des effets de l’écoute musicale

Dans cet article, Manon Lacroix passe en revue quelques-uns des bienfaits de l’écoute musicale, qui agit notamment sur le système de récompense du cerveau humain. Réduction du stress, de l’anxiété, de la douleur, stimulation de la mémoire et des fonctions cognitives ou encore soutien dans l’effort sportif, l’écoute musicale en elle-même présente des effets positifs. Différentes études sont d’ailleurs citées pour illustrer le propos de l’auteur, qui évoque aussi en quelques mots la musicothérapie pour améliorer l’état d’être de patients en souffrance.

Lire l’article complet