Une nouvelle étude met en évidence l’intérêt de la musicothérapie pour améliorer la connectivité cérébrale chez les patients atteints d’Alzheimer

Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, la musicothérapie est notamment utilisée pour réduire l’anxiété et l’agitation, mais aussi et surtout, pour stimuler la mémoire.
Une récente étude menée par des chercheurs du laboratoire d’imagerie musicale et de dynamique neuronale de l’Université Northeastern montre une amélioration de la connectivité dans le cerveau, entre entre le système auditif et le système de récompense.
L’étude a porté sur 8 semaines avec des séances quotidiennes d’une heure.
A l’issue du programme, l’imagerie cérébrale a permis de mettre en évidence une amélioration très significative de la connectivité cérébrale, et ce, d’autant plus lorsque c’est le patient qui choisit la musique.

Lire l’article de Version Femina, 25/07

Lire les résultats de l’étude (en anglais)

musicothérapie et connectivité cérébrale / musique et cerveau

THESE / CANADA : Les pratiques alternatives, dont la musicothérapie, pour créer du lien avec des personnes âgées souffrant de troubles neurocognitifs

Grégory Ardiet, Créer des liens avec des personnes âgées ayant des troubles neurocognitifs en CHSLD : les savoir-faire des praticiennes alternatives, Thèse de Doctorat en Travail Social, Université du Québec, Montréal, Mars 2022

Cette recherche exploratoire s’intéresse aux savoir-faire créateurs de liens auprès de personnes âgées (PA) ayant des troubles neurocognitifs avancés au sein des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), mobilisés par des intervenants aux pratiques alternatives créatives, artistiques et sensorielles, parmi lesquels figurent les musicothérapeutes.

Lire la thèse complète

Certains neurones répondent spécifiquement au chant

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) vient de publier une étude, dans la revue Current Biology, ayant permis d’identifier une population de neurones situés dans le cortex auditif du lobe temporal, qui semblent répondre à la combinaison spécifique de la voix et de la musique, mais pas à la parole régulière ou à la musique instrumentale. En d’autres termes, ces neurones répondent au chant.

Lire le communiqué du MIT

Lire l’article complet de Trust My Science, 24/02

Revue canadienne de musicothérapie : Edition 2021

La dernière édition de la Revue canadienne de musicothérapie est disponible en téléchargement ci-dessous.

Elle se compose de :
– Entrevue avec le Dr Colin Andrew Lee
– un document de réflexion : Reconsidering the Dominant Narratives of the Music Therapy Profession for the Future
– Expériences de musicothérapeutes travaillant à court terme avec des groupes d’adolescents en santé Mentale
– une revue de la littérature autour du thème : « Can Music Improve Sleep Quality ? »
– un article sur un nouvel institut pour promouvoir et soutenir la musicothérapie
– Une critique du documentaire d’Isabelle Raynauld (réalisatrice) : De la musique pour le cerveau
– une critique du livre Guide musique, adolescence et bien être
– une critique du livre Compétences verbales de base pour musicothérapeutes

Musique et Maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, l’Est Républicain et Pourquoi Docteur ont, tous trois, publié un récent article sur l’intérêt de la musique dans la maladie d’Alzheimer.

Stimulation de la mémoire, maintien des capacités de communication, réduction de l’anxiété, amélioration du syndrome dépressif ou encore maintien de l’autonomie, les effets positifs observés et démontrés sont nombreux.

Vosges Matin évoque notamment une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Helsinki, qui a permis de distinguer deux types d’accompagnement à privilégier selon le stade de la maladie. Ainsi, le chant permet de stimuler la mémoire au stade précoce tandis que l’écoute musicale est préférable à un stade plus avancé.

Chacun des articles s’appuyant sur les bénéfices de la musique pour la personne atteinte d’Alzheimer, évoque la musicothérapie dans l’accompagnement des malades.

L’Est Républicain cite ainsi la reprise récente des ateliers de musicothérapie au sein de France Alzheimer 55.

Pourquoi Docteur met, pour sa part, à l’honneur la dimension neuroscientifique en s’appuyant sur une nouvelle étude menée par des scientifiques de l’université de Toronto, dont Michael Thaut. Cette étude suggère qu’écouter ses chansons préférées améliore la fonction cérébrale et la mémoire des patients atteints d’Alzheimer et de troubles cognitifs légers. Des changements s’opèrent alors dans les voies neuronales du cerveau.

Lire les articles :
Pourquoi Docteur, Alzheimer : écouter ses chansons favorites retarde le déclin cognitif

L’Est Républicain, La musique pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Vosges Matin, Alzheimer : les effets positifs de la musique

Petite synthèse des effets de l’écoute musicale

Dans cet article, Manon Lacroix passe en revue quelques-uns des bienfaits de l’écoute musicale, qui agit notamment sur le système de récompense du cerveau humain. Réduction du stress, de l’anxiété, de la douleur, stimulation de la mémoire et des fonctions cognitives ou encore soutien dans l’effort sportif, l’écoute musicale en elle-même présente des effets positifs. Différentes études sont d’ailleurs citées pour illustrer le propos de l’auteur, qui évoque aussi en quelques mots la musicothérapie pour améliorer l’état d’être de patients en souffrance.

Lire l’article complet

La musicothérapie, le musicothérapeute, le parcours de soins et les objectifs thérapeutiques

Dans un article récent, Le Télégramme propose de remettre en perspective ce qu’est la musicothérapie, à savoir une pratique qui s’inscrit dans un parcours de soins et qui implique, d’une part un musicothérapeute formé et, d’autre part, un ou des patients présentant une souffrance psychique ou une pathologie, altérant la relation à l’autre. Entre eux, il y a la musique et plus largement le sonore, utilisés pour ouvrir de nouveaux canaux de communication.

Cette mise au point salutaire faite, l’article évoque les effets de la musique sur le cerveau et les fonctions cognitives des patients. Sont notamment proposées quelques perspectives avec les patients atteints d’autisme ou encore de la maladie d’Alzheimer ainsi qu’avec les personnes cérébro-lésées.

Lire l’article complet du Télégramme

Etude sur l’analgésie induite par la musique

Mathilde Cabon ; Anais Le Fur-Bonnabesse ; Steeve Genestet ; Bertrand Quinio ; Laurent Misery ; Alain Woda ; Céline Bodéré, Impact of Music on First Pain and Temporal Summation of Second Pain : A Psychophysical Pilot Study, in Music Perception (2021) 38 (3): 267–281

Plusieurs études cliniques et expérimentales ont d’ores et déjà montré la capacité de la détente psychomusicale à apaiser la douleur. Cette analgésie induite par la musique pourrait s’expliquer en partie par la modulation des signaux de douleur. Cet article étudie l’hypothèse que ce phénomène implique les systèmes inhibiteurs descendants de la douleur.

Lire l’article en anglais

Thèse Neurosciences / Université de Genève : Effet de la musicothérapie sur le développement cérébral des bébés prématurés

ALVES SA DE ALMEIDA, Joana Rita. Early structural connectivity in preterm infants’
brain and how music might shape it
. Thèse de doctorat : Univ. Genève et Lausanne, 2020,
no. Neur. 283

Eléments de l’abstract : Cette thèse cherche à évaluer les effets de la musicothérapie sur le développement structurel cérébral des enfants nés grands prématurés.
L’auteur arrive à la conclusion que l’intervention musicale postnatale précoce a conduit à une amélioration de la maturité microstructurelle d’autant plus importante qu’elle survient dans des régions présentant une altération due à la naissance prématurée et qui sont connues pour être impliquées dans l’audition, la cognition et le traitement des émotions.
Ainsi, la musicothérapie permettrait, de manière non invasive, d’améliorer le développement cérébral des nourrissons prématurés. L’effet observé « sur le circuit orbitofrontal-temporopolaire, pourrait aider à atténuer les déficits socioémotionnels fréquemment observés dans cette population et à prévenir la perte de potentiel et les troubles neuro-développementaux associées à la prématurité ».