Clara James et « la puissance réparatrice » de la musique

D’abord violoniste professionnelle, Clara James est aujourd’hui chercheuse en neurosciences. Professeure à la Haute École de santé de Genève, elle explique brièvement, dans une récente interview accordée à 24heures.ch, comment la musique permet de réduire l’anxiété et la douleur, quels rôles jouent le rythme, le tempo d’une musique dans l’apaisement des tensions, pourquoi une même musique peut avoir un effet différent sur l’être humain selon son état d’être, comment elle peut raviver des souvenirs etc…
Clara James aborde également, dans cette interview, les découvertes des neurosciences en matière de plasticité du cerveau ainsi que ses projets de recherches « autour du pouvoir à la fois éducatif et thérapeutique de la musique. »

Lire l’article complet, 24heures.ch, 19/04/2020

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La détente psychomusicale permettrait de réduire le risque de récidive d’infarctus

Une étude, dont les résultats ont récemment été publiés par l’American College of Cardiology, démontre l’intérêt de l’écoute musicale dans la diminution du risque de récidive d’infarctus. 

350 personnes ont été suivies dans le cadre de cette étude.
Les chercheurs ont d’abord identifié les types de musiques qui favorisaient la détente chez chaque patient, selon plusieurs critères. Les volontaires devaient ensuite écouter 30 minutes par jour les musiques sélectionnées. 

A l’issue de l’étude menée sur plusieurs années, les chercheurs ont pu démontrer que les patients ayant bénéficié de ces séances de détente psychomusicale étaient moins anxieux et avaient moins de douleurs, que ceux qui n’en avaient pas bénéficié. Ils présentaient aussi un risque diminué de récidive de problème cardiaque. 

Lire l’article complet de Pourquoi Docteur, 27/03

Lire les résultats de l’étude

N.B. : L’article publié sur Pourquoi Docteur utilise le terme de musicothérapie. Nous avons volontairement ici utilisé le terme de « détente psychomusicale » comme substitutif dans notre synthèse. En effet, la musicothérapie implique la présence d’un musicothérapeute, qui va définir un/des objectif(s) thérapeutique(s) selon chaque patient ainsi que les outils/moyens pour y parvenir. La détente psychomusicale ne constitue qu’un seul des nombreux outils/moyens potentiellement utilisés par le musicothérapeute. 

TOM : Un nouvel outil d’évaluation des capacités cognitives musicales des patients atteints d’Alzheimer

Stéphane Berruchon, Bernard Mac Nab, Vianney Bréard, Évaluation des capacités cognitives musicales chez les malades Alzheimer : le test d’orientation en musicothérapie, Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement, Volume 18, numéro 1, Mars 2020, pp. 19-24

Dans cet article, les auteurs présentent un nouvel outil d’évaluation des capacités cognitives musicales des patients atteints d’Alzheimer permettant d’orienter leur prise en charge en musicothérapie selon le profil obtenu.
Son nom : TOM (test d’orientation en musicothérapie).
Dans le cadre de son parcours de validation, ce test a été administré à 50 sujets âgés sains et à 50 sujets atteints d’Alzheimer.

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Créatrice du concept Musicorps, Emmanuelle Jaffrelot libère voix et corps aux Ponts-de-Cé (49)

Emmanuelle Jaffrelot est à l’origine de la méthode Musicorps, qui vise à libérer la voix et le corps et est la « synthèse de trois formations en musicothérapie, de la technique « Corps et conscience » et de ma recherche personnelle », explique-t-elle dans un article récemment paru sur Ouest-France, qui détaille ensuite les fondements de son concept.

Intervenant au sein d’institutions de santé, auprès de professionnels du monde de la culture ou encore auprès d’enfants auxquels elle enseigne la musique…

Lire l’article complet de Ouest France, 29/02

Contacter Emmanuelle Jaffrelot : www.musicorps.fr, 02 41 44 44 66

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Emmanuelle Jaffrelot – http://musicorps.fr/index.htm

 

Les inscriptions sont ouvertes pour le congrès de la Fédération Française de Musicothérapie des 18 et 19 juin prochains

La Fédération Française de Musicothérapie a récemment dévoilé le nom des intervenants ainsi que le programme provisoire de son grand congrès, qui aura lieu les 18 & 19 juin prochains à Montpellier.

De même, les inscriptions sont désormais ouvertes, via un formulaire en ligne :
https://www.musicotherapie-federationfrancaise.com/inscriptions/

A vos agendas !

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Joëlle Gary, animatrice en Ehpad à Lembach, vient d’achever une formation en musicothérapie et danse thérapie

Animatrice au sein de l’Ehpad Paul Bertololy à Lembach (67) depuis 2006, Joëlle Gary vient d’achever une formation d’un an en musicothérapie et danse thérapie au sein de l’Ecole Européenne de Psychothérapie Socio et Somato Analytique de Strasbourg.
Outre les personnes âgées, Joëlle Gary intervient également auprès d’enfants. Dans cet article des Dernières Nouvelles d’Alsace, elle y détaille quelques objectifs thérapeutiques tels que l’expression des émotions, l’affirmation de soi ou encore le fait permettre au patient de se reconnecter avec son identité, son histoire de vie, maintenir un lien avec son environnement etc…

Lire l’article des DNA, 22/02

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site web de Joëlle Gary

N.B. : L’EEPSSA ne figure pas parmi les cinq organismes de formation agréés par la Fédération Française de Musicothérapie.

Régis Chazot : Musicothérapie, via le chant adressé, en fin de vie

Régis Chazot, La créativité au service de la vie : le chant adressé, dans Jusqu’à la mort accompagner la vie, 2019/4, N°139, pp. 51 à 61

Dans cet article, Régis Chazot se concentre sur l’intérêt de l’art-thérapie et plus particulièrement de la musicothérapie dans l’accompagnement de la personne en fin de vie, « qu’elle soit dans une unité de soins palliatifs, dans un service de soins de longue durée ou dans un Ehpad ». Pour ce faire, l’auteur va d’abord explorer l’essence de son patient, avant de s’attarder sur l’expérience sonore in utero, qu’il qualifie de « sonate maternelle » puis de faire le choix du chant comme mode d’accompagnement, « comme main tendue, comme souffle partagé, comme chant adressé, comme expérience commune d’émotion, comme espace de créativité ». Nombreux sont ici les objectifs thérapeutiques décrits, qu’il s’agisse de favoriser l’expression et la relation, mobiliser le corps, restaurer l’estime de soi, solliciter la mémoire, partager les émotions…

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Cécile Fourage : Musicothérapie en soins palliatifs

Cécile Fourage, La musicothérapie en soins palliatifs : la vie jusqu’au bout, dans Jusqu’à la mort accompagner la vie, 2019/4, N°139, p. 83 à 92

Dans cet article, Cécile Fourage [musicothérapeute au sein de l’unité de soins palliatifs du centre hospitalier Michel-Mazéas de Douarnenez (29)] s’intéresse d’abord aux différents aspects de la musicothérapie en soins palliatifs, avant d’aborder le thème de la créativité comme mode de communication entre les membres de la famille, une communication non-verbale. Puis, elle évoque les objectifs de la prise en charge, dont la diminution de la douleur mais aussi la possibilité de « se projeter, même en fin de vie ».

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Revue Française de Musicothérapie : « Perturbations multimodales dans les polyrythmies interpersonnelles en musicothérapie : un rejeu perpetuel du traumatique ? « 

Dominique Brugger« Perturbations multimodales dans les polyrythmies interpersonnelles en musicotherapie : un rejeu perpetuel du traumatique ? »Revue Française de Musicothérapie, Volume XXXVIII, décembre 2019

 

Dans cet article, Dominique Brun s’interroge : « Est-ce que la rythmicité du patient en musicothérapie pourrait traduire des souffrances passées ? »
A partir de cette question, qui lui est notamment venue à la lecture d’Anne Brun (Brun & Chouvier & Roussillon, 2013), elle commence par définir les termes de sa réflexion :

  • La « perturbation » étant « tout ce qui, dans l’expression (corporelle et/ou verbal), nous apparaît comme accidenté sans être pour autant intégré à un discours cohérent » ;
  • « multimodale » représentant « les multiples modes qui font langage chez l’humain : geste corporel, geste vocal (Jousse, 1974), regard, posture, mouvement : façon d’incarner le temps de séance.»
  • Ces deux éléments constituant, pour partie, la polyrythmie, à savoir un « groupe de rythmes perceptibles à la fois indépendamment les uns des autres, mais aussi en association, et/ou globalement. »
  • Enfin, le traumatisme, tel que retenu dans cet article, est «  la blessure qui attaque le cours psychique, par effraction, ou manque répété», qui « met le psychisme en état de débordement, d’impossibilité de symbolisation tant c’est insupportable, ou impensable »

Puis après avoir introduit la façon dont ces éléments s’invitent, selon Dominique Brugger, en séance de musicothérapie, l’auteur émet une hypothèse : « l’intrication des chaines traumatiques se retrouve dans l’intrication des perturbations polyrythmiques avec lesquelles nous travaillons en musicothérapie active. »
Elle poursuit ensuite sa réflexion à travers l’analyse de trois cas cliniques.

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