Musicothérapie et anxiété chez l’enfant

Dans The Conversation, Elizabeth Coombes (University of South Wales) explique comment la musicothérapie constitue une réponse face à l’anxiété dont souffrent les enfants.

D’une part, parce que la musique est un outil efficace pour créer un lien avec l’enfant, dont les goûts musicaux reflètent son identité et la perception qu’il a de lui-même. D’autre part, parce que le rapport à la musique évoluant avec le temps, l’approche par la musicothérapie offre une grande souplesse.

Ainsi, l’auteur propose différentes modalités possibles pour les séances, notamment avec des enfants anxieux face à une instabilité sociale. Elle s’appuie aussi sur différentes études qui se sont intéressées aux effets de la musicothérapie sur la régulation des émotions.

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L’enfant anxieux

Etude : Ecoute musicale et régulation des émotions

Amélie Hamel-Lesieur, Les expériences de nature relationnelle suscitées par l’écoute musicale en solitaire et leur rôle dans la régulation affective : Etude qualitative auprès d’adultes de la population générale, Doctorat en Psychologie, Université de Sherbrooke, juillet 2021, 102 pages

Cette étude « vise à identifier et conceptualiser les phénomènes par lesquels l’écoute musicale suscite des
expériences de nature relationnelle et à comprendre leurs rôles dans la régulation affective
auprès d’adultes de la population générale. Des entrevues semi-structurées ont été
réalisées auprès de neuf adultes rapportant accorder une grande importance à l’écoute de
musique et en retirer des bienfaits. »

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Musicothérapie et régulation des émotions

Des chercheurs hollandais et allemands ont récemment mené une étude (relayée sur Pourquoi Docteur) sur l’utilisation de la musique dans la régulation des émotions. Ce projet a été mené auprès de 31 personnes pour étudier plus spécifiquement les effets de l’entraînement musical sur la régulation implicite des émotions.

Pour ce faire, l’équipe s’est appuyée sur les mauvaises odeurs, qui déclenchent une émotion négative, et qu’ils ont combinées à une musique positive pour créer quatre combinaisons différentes de stimuli.
Après quoi, les participants ont bénéficié de trois semaines d’écoute réceptive de musique classique avant de recommencer le test. Auto-évaluation de la part des participants et IRM ont permis d’analyser les effets sur les participants et sur leur activité cérébrale.

Les résultats de cette étude montrent que l’intervention musicale régulière permettrait de réduire les émotions négatives suscitées par les mauvaises odeurs et plus largement un stimulus externe.

De quoi ouvrir de belles perspectives thérapeutiques…

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Pourquoi Docteur, 01/07/2021