Une nouvelle étude met en évidence l’intérêt de la musicothérapie pour améliorer la connectivité cérébrale chez les patients atteints d’Alzheimer

Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, la musicothérapie est notamment utilisée pour réduire l’anxiété et l’agitation, mais aussi et surtout, pour stimuler la mémoire.
Une récente étude menée par des chercheurs du laboratoire d’imagerie musicale et de dynamique neuronale de l’Université Northeastern montre une amélioration de la connectivité dans le cerveau, entre entre le système auditif et le système de récompense.
L’étude a porté sur 8 semaines avec des séances quotidiennes d’une heure.
A l’issue du programme, l’imagerie cérébrale a permis de mettre en évidence une amélioration très significative de la connectivité cérébrale, et ce, d’autant plus lorsque c’est le patient qui choisit la musique.

Lire l’article de Version Femina, 25/07

Lire les résultats de l’étude (en anglais)

musicothérapie et connectivité cérébrale / musique et cerveau

Clara James et « la puissance réparatrice » de la musique

D’abord violoniste professionnelle, Clara James est aujourd’hui chercheuse en neurosciences. Professeure à la Haute École de santé de Genève, elle explique brièvement, dans une récente interview accordée à 24heures.ch, comment la musique permet de réduire l’anxiété et la douleur, quels rôles jouent le rythme, le tempo d’une musique dans l’apaisement des tensions, pourquoi une même musique peut avoir un effet différent sur l’être humain selon son état d’être, comment elle peut raviver des souvenirs etc…
Clara James aborde également, dans cette interview, les découvertes des neurosciences en matière de plasticité du cerveau ainsi que ses projets de recherches « autour du pouvoir à la fois éducatif et thérapeutique de la musique. »

Lire l’article complet, 24heures.ch, 19/04/2020

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Nouvel ouvrage : Manuel clinique de rééducation par la musique

Manuel-Clinique-de-Rééducation-par-la-Musique-200x300Rédigé par Michael H. Thaut, professeur de neurosciences à l’Université du Colorado, et Volker Hoemberg, neurologue et directeur médical à la clinique St. Mauritius, à Meerbusch en Allemagne, l’ouvrage « Manuel clinique de rééducation par la musique : comment la musique contribue à soigner le cerveau » vient de paraître aux édition Deboeck Supérieur.

Cet ouvrage de 496 pages, qui s’inscrit dans le développement récent des neurosciences et de leur application dans un contexte thérapeutique, se veut un véritable guide d’application thérapeutique de la musique pour les troubles d’origine neurologique.

Il présente les différentes façon d’utiliser la musique pour contribuer à la réadaptation du cerveau, que ce soit en bénéficiant de la plasticité cérébrale ou en proposant une remédiation cognitive.

N.B. Cet ouvrage est traduit de l’anglais par Maël Grand, musicothérapeute clinicien, formé à l’Université Montpellier III après un double cursus en musicologie & psychologie. Maël Grand a par ailleurs été formé à la neuromusicothérapie par Michael H. Thaut. Il est en outre l’auteur du site neuromusicotherapie.com/

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Vers la compréhension des modifications physiologiques et neuro-anatomiques induites par la pratique musicale. Apport des études scientifiques.

Emmanuel Culcasi, Sophie Thétiot-Laurent.
Vers la compréhension des modifications physiologiques et neuro-anatomiques induites par la pratique musicale. Apport des études scientifiques. 2018. <hal01826294>

Extrait : « (…) Les modifications de la plasticité cérébrale induites par l’apprentissage de la musique ont été intensivement explorées par les scientifiques. Ainsi, il apparaît que jouer d’un instrument entraîne l’activation de zones spécifiques du cerveau, en modifie la structure et développe une meilleure communication entre ces dernières. Parallèlement à cela, la pratique musicale favorise le développement global, la communication et la socialisation. (…)
Une attention particulière sera ensuite apportée aux études exploitant les bénéfices de la musique auprès de sujets, depuis l’apprentissage du langage ou de la lecture jusqu’aux troubles psychomoteurs, neuro-dégénératifs ou les troubles envahissants du développement. »

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