Rwanda : Batete, un plan d’action basé sur l’art, pour améliorer la santé mentale

Le Rwanda a récemment lancé une campagne de sensibilisation à la santé mentale. Dans ce cadre, un programme a été mis à l’honneur sur africanews.fr, Batete, piloté par l’organisation Ubumuntu.

Ce projet, qui se concentre sur les enfants et les adolescents victimes de violences et d’abus sexuels, s’appuie sur l’art pour accompagner ces jeunes. La musicothérapie figure dans le dispositif proposé.

DOCUMENTAIRE : « L’écho du Bataclan » de Jérémy Leroux

Ce documentaire de Jérémy Leroux, mis en forme avec Samuel Hirsch, explique comment l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan a affecté, impacté, modifié, transformé le rapport au son des rescapés.

Plusieurs survivants témoignent de ce traumatisme, qui a également été un traumatisme sonore. Des neuroscientifiques, psychologues, musicothérapeutes, musicologues apportent leur éclairage à ces récits poignants.

A titre personnel, ce documentaire m’a complètement bouleversée, au point que je ne parviens à le décrire en quelques lignes. Je vous laisse donc l’écouter ici et en lire la présentation d’Arte Radio, .

Merci à Jérôme de m’avoir envoyé ce documentaire vraiment extraordinaire, qui « m’a prise aux tripes » pour reprendre une expression entendue au fil des témoignages.

Mémoire / Grèce : Musicothérapie groupale avec des mineurs migrants ou réfugiés non-accompagnés

Nikitas Kissonas, Group Music-Therapy with Unaccompanied Minor Migrants and Refugees, Thesis for Master’s degree, 2020, 75 pages

Le terme de mineurs non-accompagnés qualifie les enfants ayant quitté leur pays d’origine et se retrouvant seuls dans un nouveau pays. Cette définition ne tient pas compte du contexte, de la cause de leur départ. Or, ces enfants ont perdu leur famille, leur maison, ils ont pu subir des violences dans leur pays d’origine, pendant leur voyage ou encore dans leur pays d’accueil.
Ce mémoire propose la musicothérapie pour accompagner ces jeunes, plus appropriée selon l’auteur qu’une thérapie verbale, afin de dépasser les barrières culturelles et de langage. En outre, Nikitas Kissonas voit dans la musicothérapie groupale, une possibilité pour ces jeunes de développer des liens sociaux nécessaires à leur adaptation dans leur nouvel environnement.

Lire le mémoire (en anglais)

Revue Française de Musicothérapie : « Perturbations multimodales dans les polyrythmies interpersonnelles en musicothérapie : un rejeu perpetuel du traumatique ? « 

Dominique Brugger« Perturbations multimodales dans les polyrythmies interpersonnelles en musicotherapie : un rejeu perpetuel du traumatique ? »Revue Française de Musicothérapie, Volume XXXVIII, décembre 2019

 

Dans cet article, Dominique Brun s’interroge : « Est-ce que la rythmicité du patient en musicothérapie pourrait traduire des souffrances passées ? »
A partir de cette question, qui lui est notamment venue à la lecture d’Anne Brun (Brun & Chouvier & Roussillon, 2013), elle commence par définir les termes de sa réflexion :

  • La « perturbation » étant « tout ce qui, dans l’expression (corporelle et/ou verbal), nous apparaît comme accidenté sans être pour autant intégré à un discours cohérent » ;
  • « multimodale » représentant « les multiples modes qui font langage chez l’humain : geste corporel, geste vocal (Jousse, 1974), regard, posture, mouvement : façon d’incarner le temps de séance.»
  • Ces deux éléments constituant, pour partie, la polyrythmie, à savoir un « groupe de rythmes perceptibles à la fois indépendamment les uns des autres, mais aussi en association, et/ou globalement. »
  • Enfin, le traumatisme, tel que retenu dans cet article, est «  la blessure qui attaque le cours psychique, par effraction, ou manque répété», qui « met le psychisme en état de débordement, d’impossibilité de symbolisation tant c’est insupportable, ou impensable »

Puis après avoir introduit la façon dont ces éléments s’invitent, selon Dominique Brugger, en séance de musicothérapie, l’auteur émet une hypothèse : « l’intrication des chaines traumatiques se retrouve dans l’intrication des perturbations polyrythmiques avec lesquelles nous travaillons en musicothérapie active. »
Elle poursuit ensuite sa réflexion à travers l’analyse de trois cas cliniques.

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