Musicothérapie et psychologie projective : Etude sur l’efficacité du Montage Composite Réceptif à visée Projective

Lionel Delpech, Jean-Luc Sudres, L’efficacité thérapeutique du Montage Composite Réceptif à visée Projective (MCR-P) contre la dépression en psychiatrie, 17 octobre 2020

Psychothérapie brève associant musicothérapie et psychologie projective, le MCR-P vise le traitement de la dépression au cours de l’hospitalisation en soins psychiatriques. L’étude réalisée vise à démontrer son efficacité. Elle s’appuie sur 23 patients adultes dépressifs bénéficiant d’un traitement en psychiatrie, dont 13 constituent le groupe thérapeutique avec trois séances de MCR-P sur un mois. En fin de protocole, les patients du groupe thérapeutique montrent un niveau de dépression, d’anxiété et d’alexithymie clairement inférieur à ceux du groupe témoin.

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Musique et cerveau : « La symphonie neuronale » par Emmanuel Bigand

Chercheur en neurosciences cognitives à l’Université de Bourgogne, Emmanuel Bigand vient de publier, avec la neuroscientifique Barbara Tillman : « La symphonie neuronale – Pourquoi la musique est indispensable au cerveau ». Dans une interview sur France Musique, Emmanuel Bigand évoque d’abord le parcours qui l’a amené à s’intéresser aux effets de la pratique et de l’écoute musicale sur le cerveau.

Expliquant que les découvertes liées au développement de la neuro-imagerie ont permis de montrer que « la musique a vraiment une importance dans l’évolution de l’humanité, qui va au-delà d’une activité de culture ou de loisirs », le chercheur évoque aussi les perspectives de prise en charge de maladies neuronales, pour lesquelles la musique offrirait un accès aux zones atteintes, citant notamment l’exemple d’Alzheimer.

Il détaille ensuite ce qu’il entend par « symphonie neuronale » en développant différents exemples de la façon dont la musique parvient à activer des zones du cerveau très dispersées et comment elle favorise la neuro-plasticité, avec un impact sur des activités qui ne sont pas musicales.

Evoquant les différents âges de la vie, Emmanuel Bigand explique que la musique joue un rôle dans l’attachement de l’enfant dès la naissance et qu’elle a tout autant d’impact sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé, pour conserver une relation autrui. Enfin, l’interview s’achève sur les applications cliniques des recherches sur les effets de la musique.

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Etude / Tunis : Effets de la musicothérapie lors d’une intervention chirurgicale

Mohamed Kahna. “The Contribution of Music Therapy to the Operating Room: A Randomized Control Study” MAR Case Reports 1.3 (2020)

Mohamed Kahna (Université de Tunis El Manar) vient de publier les résultats d’une étude menée sur une période de six mois, entre octobre 2019 et mars 2020, auprès de 68 patients adultes devant subir une intervention chirurgicale programmée, sous anesthésie locale.  Il s’agissait d’étudier les effets de l’écoute musicale, en appliquant les principes de la musicothérapie, avant, pendant et après l’intervention.  Les résultats montrent que les patients ayant bénéficié de la musicothérapie présentaient des niveaux de douleurs et d’anxiété plus bas que ceux du groupe contrôle. L’influence était également positive sur les signes vitaux (fréquence cardiaque, pression artérielle…) et sur le confort du patient.

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Québec : En Montérégie, un projet de recherche vise à évaluer l’effet des activités musicales en dyade parent-enfant

Un programme de recherche est actuellement mené en Montérégie (Québec), par Aimée Gaudette-Leblanc, candidate au doctorat en éducation musicale à la Faculté de musique de l’Université Laval, dans le cadre du programme d’activités musicales en dyade parent-enfant. Il s’agit d’évaluer l’effet de la participation à ces ateliers sur la qualité des interactions parent-enfant et sur l’adaptation sociale du jeune enfant.
Des études récentes suggèrent en effet que « la pratique de la musique en communauté serait positivement associée à l’adoption de pratiques parentales positives ».
Trois centres de la petite enfance, trois organismes-familles et une soixantaine de familles ont participé à ce projet, dont les résultats seront publiés à l’automne 2020.

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